2026年6月23日星期二

** Mobilisation de l’Épargne Nationale : Un Enjeu Clé pour le Financement des Grands Projets du Maroc

Le 13 novembre 2025, l'Association des Sociétés de Gestion et Fonds d’Investissement Marocains (ASFIM) a organisé à Rabat l’édition 2025 de ses conférences, sou...

Le 13 novembre 2025, l'Association des Sociétés de Gestion et Fonds d’Investissement Marocains (ASFIM) a organisé à Rabat l’édition 2025 de ses conférences, sous le thème « Cap 2030 : Mobiliser l’épargne nationale pour financer les grands projets de demain ». Cet événement a réuni des figures de premier plan telles que Tarik Senhaji, président de l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC), Khalid Safir, directeur général de la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG), Mohammed Tarik Bchir, directeur du Trésor et des Finances Extérieures, ainsi que Mostafa Hassani, président de l’ASFIM.

L’objectif de cette conférence était de discuter des leviers financiers et stratégiques permettant d'orienter l'épargne nationale vers le financement des projets majeurs du Maroc. En rassemblant des acteurs publics et privés, des institutions financières et des experts du marché, l’ASFIM a créé un espace unique de réflexion et de partage sur les perspectives du secteur de la gestion d’actifs.

Lors de son discours d'ouverture, Mostafa Hassani, président de l’ASFIM, a souligné l’importance de ce thème pour l’avenir du Maroc : « Ce thème incarne non seulement l’ambition du Maroc, mais aussi la responsabilité de notre industrie. Le financement du développement du Royaume dépendra avant tout de notre capacité à mobiliser durablement l’épargne nationale et à l’orienter vers les secteurs porteurs de transformation économique. »

Ces dernières années, l’industrie de la gestion d’actifs a connu une croissance exceptionnelle, avec une augmentation de 230 milliards de dirhams dans les encours. Les investisseurs institutionnels ont renforcé leurs placements de 76 milliards, les entreprises ont ajouté 27 milliards, et les ménages marocains ont eux aussi contribué à hauteur de plus de 10 milliards de dirhams. Le rôle crucial de l’épargne nationale pour le financement du pays a été mis en avant, et Khalid Safir, directeur général de la CDG, a affirmé : « L’épargne est une ressource de souveraineté qui garantit la continuité de l’investissement, réduit notre dépendance aux capitaux extérieurs et offre au Maroc la capacité de financer son propre développement. »

Au cours de la conférence, deux panels ont été organisés pour aborder des sujets cruciaux. Le premier était centré sur la loi 03-25, qui marque l'émergence d'une nouvelle génération d'OPCVM adaptés aux besoins du nouveau cycle économique, tandis que le second s'intéressait à la mobilisation de l’épargne nationale pour financer les grands projets du pays.

L’ASFIM a également mis en avant l’importance des OPCVM et de la gestion d’actifs dans le financement du Maroc de demain. Mostafa Hassani a précisé : « Le Maroc s’apprête à franchir un nouveau cap. La décennie qui s’ouvre sera celle des grandes réalisations, telles que la Coupe du Monde 2030, la transition énergétique, la décarbonation industrielle, la digitalisation et l’inclusion financière. Ces projets nécessitent des ressources stables et durables, et notre industrie doit accompagner cet élan national en orientant l’épargne vers le financement de ces grands chantiers. »

Lors de l’interview, Khalid Safir a insisté sur l'importance de la mobilisation de l’épargne nationale pour financer les projets de demain. Il a mis en lumière le rôle stratégique de la Caisse de Dépôt et de Gestion, qui s’engage dans une mission double de sécurisation et d’impact. « Nous collectons et sécurisons l’épargne pour la transformer en investissements durables et rentables. La CDG est un catalyseur qui intervient là où le secteur privé ne peut pas s’engager seul, créant ainsi un effet d’entraînement pour encourager le capital privé à prendre le relais », a-t-il précisé.

La CDG utilise notamment des instruments financiers comme les OPCVM, qui permettent de canaliser l’épargne vers des secteurs stratégiques comme les infrastructures, les énergies renouvelables, l’industrie et l’innovation. Ces instruments ont joué un rôle clé dans la démocratisation de l’investissement et ont assuré une gestion sécurisée des ressources.

Khalid Safir a également souligné la nécessité d’élargir la base des investisseurs pour mieux orienter l’épargne vers l’économie productive et soutenir les grands projets d’infrastructure. Il a expliqué que la réglementation marocaine avait été réformée pour simplifier les processus, renforcer la transparence et rendre le marché plus accessible à tous les profils d'investisseurs. « Il faut aller plus loin, créer de nouveaux instruments financiers et adapter les offres aux besoins des investisseurs pour mobiliser pleinement l’épargne nationale », a-t-il conclu.

Pour garantir la stabilité des investissements et encourager le financement des projets productifs, la CDG a introduit de nouveaux instruments financiers, tels que la titrisation, les fonds de dette et les « project bonds ». Ces outils visent à diversifier les sources de financement tout en sécurisant les investissements.

Enfin, Khalid Safir a évoqué la nécessité de renforcer le rôle des marchés de capitaux dans le financement de l’économie marocaine, en complément du crédit bancaire. « Il est crucial de renforcer la culture de l’investissement et d’attirer davantage de projets de qualité », a-t-il conclu.

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